Monitoring des médias

 Gorée Institute, en partenariat avec le CESTI, monitore les médias pour éviter une mauvaise couverture de l’information en période électorale. 

En plus des monitorings des réseaux sociaux, de la loi sur le parrainage et de la violence, le Gorée Institute, tenant compte des facteurs d’instabilité électorale pouvant découler de la manipulation et des prises de partie dans le traitement de l’information, intègre dans son programme le module du monitoring des médias pour parer à une mauvaise couverture de l’information relative à l’élection présidentielle sénégalaise du 24 février.

En effet, il importe de rappeler qu’historiquement, les médias au Sénégal ont participé à tous les débats politiques ainsi qu’à la plupart des combats ayant permis d’engranger des acquis démocratiques. C’est ainsi qu’une partie du sursaut démocratique ayant permis l’alternance de 2000 leur fut imputée fort de la transmission en temps réel des résultats.Toutefois, il convient de noter aussi que cette vitalité, ce foisonnement et cette contribution de la presse dans les acquis démocratiques au Sénégal renferment plusieurs travers.

La revendication à la contribution dans l’approfondissement de la démocratie au Sénégal semble légitimer certaines pratiques au sein de la presse. D’autant que la reconfiguration de l’espace public, au lendemain du processus électoral de 2012, renseigne à souhait sur la complexité des rapports entre l’espace politique et celui des médias, avec un brouillage des interrelations rendant ainsi « illisibles » les rapports média/pouvoir politique et qui pourraient impacter négativement le comportement de ces médias dans les futures échéances électorales